Auvergne d'autrefois: Le pain et le four

Publié le 23 Novembre 2013

Auvergne d'autrefois: Le pain et le four

Le four et le pain en Auvergne

Dans les villages d'Auvergne il n'y avait pas de boulanger seules les communes assez importantes en possédaient.

C'est dans le village une fois par semaine que l'on allumait le four chacun préparait son pain ce jour là à la maison mais aussi des fougasses , des pompes aux pommes ou pâtés aux pommes de terre suivant les saisons ou les évènements.

Il arrivait parfois qu'on profite du four pour faire les tripes.

Le pain était du pain au levain et en grosses tourtes afin qu'elles ne sèchent pas.

Le pain en cours était dans le tiroir de la grande table ferme et celui des autres jours au frais dans la cave ou la souillarde.

Mon beau père me racontait que jour de la cuisson sa grand-mère lui disait épluches des pommes et prend un peu de pâte .

Il coupait les pommes en tranches puis les déposait sur la pâte étalée qu'il refermait puis il mettait ce petit chausson au four avec le pain .

Il mangeait ça tout chaud sorti du four.

Auvergne d'autrefois: Le pain et le four
Auvergne d'autrefois: Le pain et le four
Auvergne d'autrefois: Le pain et le four
Auvergne d'autrefois: Le pain et le four
Auvergne d'autrefois: Le pain et le four
Auvergne d'autrefois: Le pain et le four

Four banal

Sous l’Ancien Régime et jusqu’à la Révolution, selon les provinces, le poids de la seigneurie ou celui de la collectivité, les paysans cuisaient leur pain soit dans un four individuel, soit dans le four communal ou soit par obligation dans le four banal appartenant au seigneur. Ce dernier, au nom du droit de ban, percevait une redevance, souvent en nature, mais il devait en contrepartie entretenir le four et le chemin qui y conduisait. Ce four banal était généralement affermé à des boulangers appelés fourniers. On cuisait pour la semaine, la quinzaine, parfois plus, de gros pains chargés de mie sous une grosse croûte afin d’assurer la plus longue conservation naturelle possible. « Les villageois devaient marquer leur pain en indiquant le jour du dépôt et donner une bûche de bois pour le cuire.

http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1242

LE FOUR BANAL **:

S'ils ont, au village principal, subi leur mue chez les boulangers, de nombreux hameaux les ont conservés, entretenus, restaurés et les allument plusieurs fois par an. On appelle ce four villageois, un four banal. Banal est une lointaine référence au droit du moyen âge. ''Ban'' signifie ''astreinte''. Le four banal était celui que le seigneur avait fait construire et qui était obligatoire. On ne pouvait cuire son pain ailleurs. La raison principale en était la sécurité contre le feu, ce grand ennemi des temps passés, terrible à des hameaux construits en bois et n'ayant pour l'éteindre que les seaux d'eau apportés de la fontaine. Souvent ceux qui cuisaient le pain à domicile y firent un feu qui détruisit le village. Une fois à deux fois semaine (suivant le nombre d'habitants dans le hameau) le four était allumé 24H sur 24 h et les familles utilisaient ''le temps de four'' qui leur était attribué afin de cuire leur pain. En plus, c'était un lieu de rencontre très prisé, car la chaleur près du four était bénéfique à tous, en comparaison du climat hivernal extérieur.

http://reynaudrrcc.over-blog.com/article-le-four-banal-chez-nos-ancetres-definition-explication-69103634.html

Rédigé par Papou Poustache

Publié dans #tradition, #auvergne

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